Aux États-Unis, l’écart salarial entre les patrons et les employés a atteint des proportions vertigineuses, comme en témoigne le cas d’Elon Musk, PDG de Tesla, qui a gagné en 2018, 40 668 fois plus que le salaire médian chez Tesla.
Cette réalité a suscité un débat de fond sur la nécessité d’encadrer la rémunération des grands dirigeants. Selon Equilar, sur les 200 plus grandes entreprises américaines, seulement 100 ont divulgué leurs données salariales. Néanmoins, les chiffres révèlent que les écarts se creusent davantage.
En moyenne, les grands patrons ont gagné 254 fois plus que leurs employés en 2018, contre 235 en 2017. Onze PDG font même étalage d’un écart salarial mille fois supérieur à celui d’un employé médian.
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Outre Elon Musk, d’autres PDG occupent les premières places du classement des écarts salariaux. Jonas Prising, à la tête de ManpowerGroup, reçoit une rémunération 2 508 fois supérieure à celle d’un employé médian. Mark T. Mondell, PDG de Jabile Circuit, et Robert A. Iger, PDG de Walt Disney, suivent de près avec des ratios respectifs de 2 238 et 1 424.
La liste comprend également les patrons de Starbucks et de Coca-Cola, Kevin R. Johnson et James R. Quincey, avec des ratios de 1 049 et 1 016. Warren Buffett, l’homme d’affaires emblématique de Berkshire Hathaway, occupe la 100ᵉ place du classement, avec un salaire près de sept fois supérieur à celui de sa société d’investissement.
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Il est alarmant de constater que les rémunérations des grands patrons américains augmentent de manière continue depuis ces dernières années.
En 2018, leur rémunération médiane a atteint 12,4 millions de dollars, soit une augmentation de 6% en un an, tandis que la rémunération médiane de l’ensemble des employés n’a augmenté que de 3,3%, selon le ministère du Travail américain.

Dans l’État de l’Oregon, les législateurs ont tenté de remédier à ces écarts salariaux en introduisant un système de taxation. Ainsi, les entreprises doivent verser un supplément de taxe de 10% à l’État si le salaire du PDG est compris entre 100 et 250 fois plus que celui d’un employé médian, et cette taxe grimpe à 25% si le ratio dépasse 250.
Cependant, certains experts soulèvent des réserves quant à la pertinence de ces ratios pour évaluer la distribution de la richesse au sein des entreprises. En effet, les disparités peuvent être importantes selon les secteurs d’activité, notamment en raison du recours à une main-d’œuvre à temps partiel.
Il est donc crucial de continuer à débattre et à trouver des solutions pour réduire ces écarts salariaux et promouvoir une répartition plus équitable des richesses au sein des entreprises.