L’essor de l’industrie aurifère au Ghana a été salué lors de la 95ᵉ assemblée générale annuelle de la Chambre des Mines, qui s’est tenue le 9 juin. Joshua Mortoti, président de l’institution, s’est réjoui de la reprise de la place de premier producteur d’or du continent, détrônant ainsi l’Afrique du Sud.

Cette performance exceptionnelle est attribuée en grande partie à une augmentation de 13 % de la production industrielle d’or par rapport à l’année précédente. Avec 3,1 millions d’onces produites, ce segment représente près de 84 % de la production aurifère totale du pays.

LIRE AUSSI : Fadila Palmer : Un Modèle de Leadership Féminin et d’Engagement

Or : Le Ghana reprend sa place de premier producteur en Afrique

Au total, le volume d’extraction aurifère a atteint 3,7 millions d’onces (105 tonnes) en 2022, d’une valeur de 6,61 milliards de dollars. En revanche, l’Afrique du Sud a connu une baisse de 20 % de sa production, passant à 2,7 millions d’onces (84 tonnes) sur la même période. Le pays a été durement touché par les pannes d’électricité récurrentes, ainsi que par l’épuisement progressif des gisements aurifères.

Il convient de souligner que plusieurs grandes compagnies étrangères, dont le premier producteur mondial Newmont, ainsi que les géants AngloGold Ashanti et Gold Fields, sont impliquées dans l’exploitation aurifère au Ghana.

Les bons résultats de l’industrie aurifère ghanéenne sont également attribuables à la restructuration profonde du secteur ces dernières années, à une amélioration de la chaîne de valeur (le pays compte désormais deux raffineries d’or) et à un meilleur contrôle des opérations minières.

LIRE AUSSI : Le Togo et le Cameroun stimulent l’essor des startups et micro-projets

Or : Le Ghana reprend sa place de premier producteur en Afrique

Sous la pression des autorités, de nombreux mineurs artisanaux illégaux, appelés localement « galamseys », ont été contraints de cesser leurs activités. Ces actions structurantes ont permis de maximiser le potentiel aurifère du pays, qui représente 10 % du PIB et constitue l’un des trois piliers de l’économie ghanéenne avec le cacao et le pétrole.

Cependant, le défi majeur consiste maintenant à assurer une répartition équitable des bénéfices de l’industrie aurifère. Pour l’instant, le bilan est mitigé à cet égard.

Dans une note récente sur l’économie ghanéenne, la Banque africaine de développement a souligné que « les années de croissance basée sur les industries extractives n’ont pas réussi à réduire les inégalités croissantes ni à créer des emplois décents ».

Or : Le Ghana reprend sa place de premier producteur en Afrique

Il est donc crucial de mettre en place des mesures visant à garantir que les retombées de l’industrie aurifère profitent équitablement à tous. Cela nécessitera une gestion transparente, une réglementation rigoureuse et des politiques de développement inclusives.

Le Ghana a réalisé d’énormes progrès dans le secteur aurifère, mais il reste encore beaucoup à faire pour assurer un développement durable et équitable à long terme.

Regenerate response

0 CommentsClose Comments

Leave a comment